The Cove a été projeté au Japon : la mobilisation s’intensifie pour sauver les dauphins japonais

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The Cove a été projeté au Japon : la mobilisation s’intensifie pour sauver les dauphins japonais

La contamination au mercure de la viande de dauphins

Ric O'Barry de retour au Japon. Copyright - Mark J. Palmer

Richard O’Barry se trouve aujourd’hui à Taiji avec des journalistes du “60 minutes” australien et de Sky TV. Il est retourné au Japon cette semaine, avec pour objectif de maintenir The Cove et Taiji dans l’actualité nippone – en insistant notamment sur l’empoisonnement au mercure de la viande de dauphin. Le mercure est en effet responsable de dégâts considérables pour la santé (voir à ce propos l’article de Wikipedia sur la maladie de Minamata).

Si les massacres de dauphins n’ont pas repris à Taiji (sur les 100 capturés, 70 ont été relâchés et le reste revendus à des delphinariums), il n’en est pas de même pour les globicéphales. “Les chasseurs de dauphins jouent avec nous en disant qu’ils ne tuent plus de dauphins – ils tuent des globicéphales.

[…] Les globicéphales sont en fait de grands dauphins. Ironiquement, ce sont aussi les plus contaminés par le mercure.”

L’intoxication au mercure a par ailleurs été révélée par le journal Japan Times, dans un article intitulé “Mercury Danger in Dolphin Meat” montrant que les habitants de Taiji ont des niveaux de mercure 10 fois supérieurs à la moyenne nationale. Ric O’Barry le répète : “Nous voulons voir une interdiction. Il n’y a aucune justification – culturelle ou autre – pour quelqu’un de manger de la viande de dauphin contaminée et hautement toxique.

La première projection publique de The Cove au Japon

Dans la lettre de l’Ocean Preservation Society de jeudi dernier, Louie Psihoyos, le réalisateur de The Cove, expliquait la nécessité de projeter le film au Japon pour y faire cesser les massacres. Chaque année, plus de 20 000 dauphins qui y sont massacrés pour leur chair. Afin de doubler le film et de le projeter aux journalistes japonais, l’ancien photographe du National Geographic devenu militant de la cause des dauphins japonais estimait qu’il faillait lever des fonds de 16 000 $. Pour cette raison, il en appelait aux dons, qui peuvent toujours être effectués à cette adresse.

Ric O'Barry montrant la viande de dauphin aux journalistes présents au Club de la Presse Etrangère de Tokyo. Copyright - Mark J. Palmer La conférence de presse au Club de la Presse Etrangère à Tokyo. Copyright - Mark J. Palmer

Grâce à ces efforts, le film a d’ores et déjà pu être sous-titré et projeté au Club de la Presse Etrangère de Tokyo. Beaucoup de journalistes se sont déplacés pour cette première projection publique de The Cove au Japon. Celle-ci a fait mouche : beaucoup ont été estomaqués devant les faits révélés et Ric O’Barry a été longuement applaudi, avant de répondre aux questions des journalistes. Ces derniers ont ensuite été invités à se rendre à Taiji dans le courant de cette semaine, où ils pourront acheter eux-mêmes de la viande de dauphin contaminée et la faire tester. Ric O’Barry a ajouté : “Si la viande n’est pas contaminée au mercure, je partirai et ne reviendrai jamais.

Ouvrir une antenne locale au Japon pour continuer la bataille

L’objectif à long terme est d’ouvrir un site de campagne japonais tenus par des Japonais eux-mêmes. Car, pour les activistes, retourner au Japon est extrêmement dispendieux. “Pour être honnête, nous avons besoin des donations”, précise Ric O’Barry. “Nous viendrons mais nous avons besoin que les gens nous envoient – même si ce n’est qu’un dollar – ce qu’ils peuvent
à
SaveJapanDolphins.org et soutiennent nos efforts. Nous sommes sous-financés et en sous-effectifs, alors que nous avons besoin d’ouvrir un site au Japon. Tout cela nécessite de l’argent.

Nick Chill - dauphins dans une vaugeLogo du Save Japan Dolphins

A cela, il faut ajouter que Richard O’Barry est poursuivi pour des sommes faramineuses (350 millions de dollars !) par un parc aquatique de la République dominicaine, qui voulait importer 12 dauphins de Taiji et n’a pu le faire à cause des ingérences héroïques de l’équipe du Earth Island Institute. La plainte n’a pratiquement aucune chance d’aboutir mais elle entrave l’action de Ric O’Barry et représente un autre type de pression.

Enfin, rappelons que The Cove sera diffusé au Festival International du Film de Tokyo (sans doute grâce à Ben Stiller, qui s’est indigné de la censure du film et a appelé la direction du festival pour faire changer la situation : un grand merci à lui !). Du coup, il y a désormais des personnes intéressées pour distribuer le film au Japon !

Sources :

Take Part, “Progress Made in Japan; More Work Ahead for O’Barry and Team”

La lettre de Louie Psihoyos de l’OSP

Le blog de Richard O’Barry sur Save Japan Dolphins

L’article du Japan Times sur la programmation de The Cove au TIFF

L’article du Japan Times sur l’empoisonnement au mercure de la viande de dauphins

About the Author:

Créateur du blog Les Dauphins, co-fondateur de La Dolphin Connection, et créateur du site et des formations en ligne e-Action.

2 Comments

  1. NEIMA 2 octobre 2009 at 11 h 18 min - Reply

    je suis admirative devant le courage de R O’Barry, pour défendre le massacre des dauphins !! est-ce bien la raison de sa lutte ? mais pourquoi insiste t’il sur le danger du mercure, et ne parle plus du massacre ?? et pourquoi cette phrase ? “Si la viande n’est pas contaminée au mercure, je partirai et ne reviendrai jamais.”
    s’est-il laissé intimidé ou a-t’il oublié le but originel de sa lutte ?? « le massacre des dauphins !!!!!!!  »
    je suis surprise par cette phrase !!

  2. Pierre 2 octobre 2009 at 11 h 45 min - Reply

    Ric O’Barry insiste sur la toxicité de la viande de dauphins pour faire en sorte que les Japonais prennent conscience du danger qu’il y a à en manger. C’est un argument de plus contre ces massacres !

    En fait, c’est parce que Ric est certain que la viande sera contaminée par le mercure qu’il dit ça.

    Voici le texte en anglais :
    “I want the journalists to go to the grocery store with a meat section and buy it and have it tested, just like we did. If the meat is not contaminated with mercury, I’ll go away and never come back.

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